Suivant ma réussite à l’examen de “l’IBMS Fellowship” en Microbiologie Médicale, j’ai passé une année à travailler dans un des plus gros départements de microbiologie au Royaume-Uni, situé au sud de Manchester à Withington Hospital. Un hôpital et un laboratoire de santé publique co-localisés, cet endroit réunissait plusieurs caractères bien trempés. Un dont je me souviens était le Dr D A Robinson, épidémiologiste consultant. Au cours des années qui ont suivi la découverte que Campylobacter jejuni était responsable de diarrhées chez l’homme. Le Dr. Robinson s’est mis à faire sa propre étude à lui. En examinant les épidémies de C. jejuni associées au lait, il soutenait que tout portait à croire qu’une dose infectieuse très faible suffisait. Son étude a été publié dans le “British Medical Journal” V 282, 1981, dans lequel le Dr Robinson a fait le compte rendu de l’étude de cas suivante, je cite :
“Le 6 décembre, deux heures après un petit déjeuner léger, j’ai avalé 500 organismes d’un sérotype connu de C. jejuni dans 180 ml de lait pasteurisé” Il a ajouté par la suite “Développement de crampes abdominales et diarrhée légère contenant du mucus mais sans sang le quatrième jour et qui ont duré trois jours.” Le Dr Robinson conclut alors avec une touche d’humour, en disant “Il me semble que c’est la première fois que les conditions énoncées par les postulats de Koch ont été remplies de façon définitive pour le C. jejuni chez l’homme.”
Un peu au-delà de son devoir, telle serait ma propre conclusion.
Peter Kerfoot MSc FIBMS
Décembre 2024



